LE TRAVAIL AU JAPON

Comme je l’ai mentionné dans le bilan que j’ai effectué sur le début de mon PVT, travailler au Japon diffère totalement du travail en France. Je me devais tout de même de faire un article sur le sujet, puisque je suis en plein dedans. Pour commencer, je vais vous parler du global – système japonais, j’ai nommé ! En France, nous sommes payés tous les fins de mois, ici au Japon, nous sommes payés un mois et demi après. Pour vous donner un exemple plus concret. Je travaille tout le mois de février, en France, je reçois mon salaire fin février, au Japon, je reçois mon salaire quasiment à la fin du mois de mars ! C’est comme si je travaillais un mois et demi dans le vent. Mais malheureusement, c’est le système japonais qui est comme ça et quasiment toutes les entreprises font comme ça. Il n’y a que de très rares entreprises qui paient mois par mois (plutôt dans le tourisme et ça dépend quel secteur réellement ; fin de ce que j’ai pu entendre). De plus, les impôts sont prélevés directement à la source. Au moins un point commun avec le système français, même si, en France, on est très en retard sur ça par rapport à d’autres pays. Comme c’est uniquement ce que je connais pour l’instant de système japonais, je pourrais seulement vous dire ça. Mais je pense que c’est la chose la plus importante à savoir ; quand est-ce que l’on reçoit la paie^^.

Pour trouver un travail, il y a pleins de manières différentes de s’y prendre. Soit en cherchant sur internet des annonces (le site le plus connu pour ses réponses c’est craiglist.com), en allant démarcher directement auprès des entreprises (personnellement, avec mon niveau pourri d’anglais et de japonais, je n’allais pas trop m’y risquer, de peur de ne pas me faire comprendre) ou alors troisième solution qui m’a beaucoup aidé, c’est Hello Work, le pôle emploi Japonais ! Et le Pôle Emploi Japonais, franchement, je lui donne 10/10 en note. Les personnes sont très accueillantes, celle qui s’est occupée de moi ne m’a pas lâché avant que j’ai pu obtenir un entretien dans une entreprise. Au départ, donc inscription, puis ensuite on commence ensemble à chercher des offres. Une fois que l’on a quelques offres qui paraissent intéressantes et qui ne sont pas trop loin de là où on habite, on va voir une autre personne qui contacte les entreprises pour demander plus de renseignements et essayer d’obtenir un entretien surtout. Et puis après que l’on a eu un entretien, on est aussi aidé pour faire un CV en japonais. Puis après, il n’y a plus qu’à ! C’est vraiment l’art de la bienveillance à la Japonaise et ça fait du bien de se savoir vraiment aidée (pas comme le pôle emploi en France, à part quelques exceptions).

Même si je n’ai eu qu’un seul entretien, ce fut le bon car l’hôtel où j’ai postulé pour faire femme de chambre m’a rapidement recontacté pour me dire que c’était bon pour travailler pour eux. La paie n’est pas démentielle ; le salaire horaire moyen à Osaka c’est 930 Yens (Tokyo : 950 Yens – équivalent de 7€50 environ), je ne suis donc payée qu’un mois et demi après mais j’ai un travail et c’est ça qui compte. Ha oui, je « travaille » pour Uber Eats le soir aussi (livraison à domicile de plats, type fastfood ou autre) généralement une ou deux heures, voire trois, ça dépend de l’envie. Ce travail est pas du tout bien rémunéré puisque la course c’est environ 250 Yens (2€ environ), ça peut monter jusqu’à 500 Yens (environ 4€) quand il y a des multiplicateurs. Bref, c’est nul, je ne gagne pas beaucoup mais on va dire que c’est justement toujours ça de gagné même si c’est peu. Pour l’instant (ça doit faire vraiment 2 semaines et demi que je fais ça), j’ai gagné, en comptant les deux dépôts de garantie pour le sac, peut-être 8 000 Yens (environ 70 €). Ce n’est rien du tout mais comme je l’ai dis, ça permet juste de rentrer quand même un petit peu d’argent en attendant d’avoir une paie, et pouvoir retourner sur Kyoto pour refaire le parcours appris pendant la journée de formation de guide. Puis au mois de mars, comme je vais commencer mon vrai travail de guide touristique pour les francophones venant visiter le Japon, je n’aurais plus besoin de bosser pour Uber Eats, le soir.
Bon, le truc, c’est que j’aurais bien voulu savoir parler un peu plus le japonais pour pouvoir trouver peut-être dans les restaurants ou bars en tant que serveuse, car ça paie mieux et puis je vois des clients aussi mais je ne vais pas me plaindre, il me fallait absolument trouver un travail.

Et pour finir, je vais vous parler un petit peu de ma première journée de travail. En ce moment, c’est super calme donc j’ai fini à 13h40 au lieu de 14h30. Habituellement, les horaires c’est 9h30-14h30. Je sais que ça va impacter sur le salaire quand je le recevrais mais bon… Je n’ai pas bien le choix, ça ne sert à rien de rester sans rien faire pendant 50 min. Bref, j’ai commencé la journée par les présentations, ensuite le gouverneur (oui c’est un homme le chef) distribue à chaque équipe le nombre de chambres que l’on doit faire. Et c’est une équipe par étage, normalement, c’est en tout 4 personnes par étage mais je crois que ça dépend. J’ai passé le plus grand de mon temps au 4ème étage pour y être formée par l’une des femmes de chambre. Tout en Japonais mais comme j’ai déjà fais du ménage en chambre, ça allait, pas trop compliqué à comprendre. Et comme en France, voire pire qu’en France, il y a le souci du détail. J’ai fais 4 chambres sur 15 en tout, mais c’était ma première journée et j’étais là pour apprendre après tout. Et surtout, je n’étais pas toute seule ! Après avoir fait trois chambres à blanc (check out), j’ai changé d’étage pour aller au 9ème et faire une recouche. Cela dépend des hôtels je suppose mais là, même pour une recouche, on change les draps complètement et puis on fait un petit ménage. Ca me parait être une « perte de temps » mais finalement, comme on a 5 heures de travail et qu’on est plusieurs par étages, je suppose que l’on a le temps de changer les draps à chaque fois.

Bon, je ne vais pas vous dire, c’est génial le ménage hein mais c’est le seul travail que j’ai trouvé donc comme c’est temporaire, ça fera bien l’affaire.