PVT CHAPITRE 1 – LA DEMANDE

Monter un dossier pour sa demande de PVT au Japon, un vrai casse tête ?

Pas tant que cela finalement. Je vous donne ici mon point de vue et « parcours

 » personnel. Le site pvtistes.net aide vraiment beaucoup mis à part cela.

Alors petit rappel des documents à fournir lors de votre demande de visa :

– Passeport + photocopie

– Justificatif financier datant de moins d’un mois (je préconise les 4500 € recommandés par l’ambassade)

– Photo d’identité datant de moins de 6 mois (au moment de la demande)

– Certificat médical datant de moins d’un mois

– Formulaire de demande de visa

– Un CV

– Une lettre de motivation

Et le plus important : Le Programme !

Sur le site de l’ambassade : http://www.fr.emb-japan.go.jp/consulaire/visa/wh.html vous pourrez retrouver toutes ces informations, ainsi que les conditions à l’obtention de ce visa.

Pour ma part, à cause d’une forte influence, je n’ai pu obtenir mon certificat médical que quelques jours avant d’aller déposer ma demande au consulat Japonais de Lyon. Au moins, ça prouve qu’il date de moins d’un mois :). Certes, il était là ce document manquant mais de nature perfectionniste (surtout en ce qui concerne des dossiers à monter), j’aime quand je peux réunir tous les papiers rapidement.

Si j’ai notifié le programme comme important, c’est bien qu’il y a une raison. Tout simplement, ce fameux programme, c’est ce qui va en partie déterminer (avec le justificatif financier) si vous allez avoir le précieux sésame ou pas. En fait, la raison est qu’il s’agit de montrer aux personnes du consulat que vous avez assez d’économies pour vivre au Japon, et que vous avez cherché !

Chercher quoi vous allez me dire ? Les personnes du consulat aiment bien les chiffres alors pour montrer que vous avez fait un minimum de recherches, il faut faire apparaître dans votre programme le loyer que vous envisagez, combien ça va vous coûter en budget nourriture sur un mois, le transport également et combien vous allez allouer de budget aux visites. Quelles villes visiter, quel travail trouver pour éviter de trop piocher dans ses économies françaises.

Je vous le donne le mien en exemple : Ici – J’ai axé mon programme sur 8 mois parce qu’il me semblait être plus réaliste par rapport aux économies que j’avais lors de la demande. 8 mois alors que le visa est de 12 mois ? Personne ne va aller vérifier de toute façon que vous suivez bien votre programme donc no panic.

Pour décortiquer un peu mon programme et ce que je compte en réalité faire, j’ai choisi de commencer par la ville d’Osaka. Je trouve que c’est une ville tout de même moins grande que Tokyo et surtout, elle a une place stratégique pour voyager vers Kyoto, Kobe ou encore Hiroshima. La ville de Wakayama que j’ai mis dans mon programme, celle-là, oui je compte réellement la visiter pendant quelques jours, autour de février quand il n’y a pas encore grand monde. C’est un plus pour pouvoir visiter un peu la campagne japonaise.

Bref, donc comme je le disais, pour pouvoir rédiger ce fameux programme qui peut-être casse tête, il a fallut aller à la pêche aux infos.

Pour les transports ; mon meilleur ami fut www.hyperdia.com/en (il le saura encore quand je serais au Japon). Il permet de calculer le tarif de chaque trajet, ainsi que de savoir quelle ligne il faut prendre pour se rendre dans telle ville. Bien mieux que google maps, je vous le garantis.

Pour le logement ; j’ai cherché dans les guesthouses/sharehouses. Généralement, elles proposent des tarifs plutôt intéressants. Enfin, ne pas oublier que Tokyo est une ville très chère alors ne pas espérer trouver un loyer à moins de 40 000 Yens (environ 360 €) par mois pour une chambre privée. Perso, à Osaka, j’ai trouvé une super affaire – 33 000 Yens (environ 280 €) pour une chambre privée de 5m² (ok petit mais je m’en fiche), 5ème étage sans ascenseur mais super bien situé ! Je suis a à peine 10 minutes de transport du célèbre quartier Namba et dans le quartier que j’ai choisi, il y a beaucoup de sites touristiques à visiter. Ca vaut tous les sacrifices du monde et ça fait du sport comme ça ;). Là où je vais vivre pendant quelques mois fait partie des quartiers dits les plus pauvres d’Osaka.

Pour le travail ; il faut d’abord se poser quelques questions avant d’entamer des démarches. Dans quel secteur est-ce que je peux et ais-je envie de travailler ? (si vous n’avez pas de compétences spécifiques, vous n’aurez pas beaucoup de choix) Quel est le salaire minimum ? Quelques sites sont pas mal pour nous les étrangers : gaijinpot.com, craiglist.com, findstudents.com, kimiwillbe.com, hello-sensei.com/en et tant d’autres. Il faut farfouiller un peu. En parcourant les différentes offres, vous pourrez déjà vous faire une idée sur le salaire que vous pouvez espérer avoir à la fin du mois, sachant qu’il ne faut pas dépasser les 25h grand maximum par semaine. C’est un petit peu ce qui va vous permettre de voir si votre programme est réaliste ou pas.

Après de moult recherches en amont via les sites que je vous ai donné un peu plus haut et pas franchement de réponses (oui je m’y suis pris grave tôt, je sais et en plus, le système de recrutement japonais est très différent de celui en France), c’est en contactant un peu par hasard une agence de guides indépendants qu’une opportunité s’est créée.

La recherche de travail, encore plus au Japon, est certes difficile mais avec de la détermination et de la persévérance, on peut réussir à trouver.

Mais bref, pour arriver à avoir un programme « parfait » qui soit certain de passer, j’ai passé plusieurs heures sur internet pour chercher toutes les informations dont j’avais besoin. Et une fois le dossier complètement rempli, direction le consulat du Japon à Lyon pour déposer ladite demande !

Jour du dépôt de la demande : 24 Mai 2018.